Témoignage de Raymond BOSCHER Régisseur de l’abattoir de Quintin de 1950 à 1975

temoignage de raymond boscher regisseur de l’abattoir de quintin de 1950 a 1975

« J’ai commencé mon travail de régisseur au début des années 50. Je travaillais alors au sein de l’ancien abattoir. En tant que préposé de l’abattoir municipal, je disposais du logement « de fonction » situé à l’entrée de l’établissement. Un avantage certes, mais surtout une astreinte permanente !

Mon travail était un métier d’écriture. J’avais la responsabilité decomptabiliser les poids des animaux tués – le poids de viande – par les bouchers afin de facturer la mise à disposition de l’outil municipal. Il y avait parfois du combat car la tentation était grande pour certain de camoufler des morceaux sous des déchets dans des paniers.
Je veillais également au bon fonctionnement de l’outil pour la fourniture de l’électricité, le nettoyage....
Enfin, j’assurais la fonction de préposé vétérinaire et j’étais assermenté pour cela. Je regardais en particulier les glandes des animaux dans un contexte de tuberculose dans les cheptels. M Blanchet, le vétérinaire de
Quintin passait tous les soirs vers 18h30 pour le contrôle des animaux.
L’abattoir en pierre a été détruit vers 1956 et les travaux de reconstruction ont duré près de deux ans. Pendant ce temps, les animaux étaient abattus et stockés à côté du vélodrome de Quintin. Je veillais au bon fonctionnement de cet abattoir temporaire.
Avec la construction du nouvel abattoir en 1958, beaucoup de nouveaux bouchers sont arrivés pour tuer leurs animaux. Certains venaient de Ploeuc.
J’ai le souvenir d’un métier en lien permanent avec les bouchers (M Baron, expéditeur sur Paris, M Duault pour les plus importants ...) mais aussi d’anecdote, comme cette vache qui s’est échappée dans Quintin avec une échelle autour du cou ! »